Cap d'Agde - CAP D’AGDE - Un Quai d’honneur pour le père du CAP d’AGDE : Jean MIQUEL !

Cap d'Agde - CAP D’AGDE - Un Quai d’honneur pour le père du CAP d’AGDE : Jean MIQUEL !

Cap d'Agde - CAP D’AGDE - Un Quai d’honneur pour le père du CAP d’AGDE : Jean MIQUEL !

Par OCCITANIE TRIBUNE - Florence DENESTEBE, le 30 Mars 2019

Le 19 septembre 1986 était inauguré le Quai Jean MIQUEL ! La population Capagathoise et les élus unanimes avaient souhaité que celui qu’ils considèreraient comme le “Père du Cap d'Agde” soit honoré sur le Quai principal de la station dont il avait été le premier aménageur.



22 clichés sont disponibles sur notre page FACEBOOK OCCITANIE TRIBUNE
 


C’est à l’angle de la Place Terrisse et du Quai jean Miquel qu’eut lieu la cérémonie en présence de nombreuses personnalités :
- Georges FONTES, Maire de BEZIERS et Président de la SEBLI
- Pierre RACINE qui donna son nom à la mission éponyme en charge de l’aménagement des stations du littoral Languedocien
- Pierre et son épouse Denise LEROY BEAULIEU ( Maire d'Agde de 1971 à 1989 )
- Marie-Thérèse MIQUEL sa veuve et son fils Raymond
18 mois plus tôt Jean MIQUEL avait été foudroyé par un malaise cardiaque le 11 Mars 1985.

Près de 35 ans plus tard et à l’aube du 50 ° anniversaire du Cap d’Agde, le cap d’Agde a mué ! I
l s’est développé souvent, modernisé parfois.
La nature a repris ses aises, les quais ont été agrandis, les terrasses furent élargies, les enseignes commerciales se sont parfois subrepticement substituées aux plaques de rues au point que ces dernières n’existent pratiquement plus dans les artères piétonnières.
Il en ainsi de celles de Jean MIQUEL dont on ne retrouve plus aucune plaque commémorative sur le Quai qui porte son nom.
D’autres illustres pionniers Capagathois, Alain BERTRAND , Gérard DENESTEBE ou plus récemment Pierre RACINE ont vu leurs plaques subir le même sort.
Gageons qu’ à une encablure de notre demi-siècle, ceux qui ont fait notre histoire retrouveront qui leur quai, qui leur place qui leur esplanade  ou leur impasse.


Voici pour l’heure un album photo du «  Père du Cap d’Agde » et le portrait de Jean MIQUEL édité en 2010 à l’occasion des 40 ans du Cap d’Agde


Jean, MIQUEL : L'enfant du Pays :  «  Père du Cap d’Agde »

Jean Miquel naît en 1934 au Domaine de Cazalsviel, hameau de la commune de Cazouls-les- Béziers, où sa famille paternelle vit du travail de la terre depuis des générations. Sa famille maternelle a, elle, ses racines en pays languedocien depuis le XVIème siècle, sur le domaine de Barroubio.

Aîné́ de cinq enfants, Jean Miquel passe les dix premières années de sa vie à Cazalsviel, où l'enseignement primaire lui est donné au Domaine par une institutrice. Ainsi, l'héritage d'une tradition paysanne séculaire explique, pour une part, l'attachement profond de Jean Miquel à sa terre : son enfance vécue de plain-pied avec la campagne en fait l'authenticité. Après de brillantes études secondaires accomplies au Pic de Béziers, il part pour Paris, en 1953. Il y suit les cours de la Faculté́ de Droit et ceux de l'Institut des Sciences Politiques. A l'issue d'années de travail tenace, il obtient sa licence en Droit, et sort de Sciences Politiques Major de sa promotion. C'est une réussite éclatante pour lui, étudiant boursier, venu d'une province éloignée et issu du milieu paysan, sphère sociale peu représentée chez les étudiants de l'Institut.

Grand stagiaire à la BNCI de Bordeaux, il revient brièvement à Montpellier - le temps de faire son Doctorat en Droit, celui  aussi de faire la connaissance de Marie-Thérèse, étudiante en Faculté de Lettres, qui deviendra bientôt son épouse et qui saura partager ses passions.

En 1959, Jean Miquel repart pour Paris où il entre à la SCET (Société́ Centrale de l'Équipement du Territoire). Il y reste jusqu'en 1963, année où prend forme le projet d'Aménagement Touristique du Littoral Languedoc- Roussillon, avec la création par le Gouvernement Français de la Mission Racine. C'est pour Jean Miquel l'annonce du retour au pays. Amoureux de sa terre languedocienne, c'est là qu'il veut accomplir sa vie et son œuvre. Accompagné de son épouse et de Frédéric, son premier fils, il s'installe à Montpellier où il prend la direction des services administratifs et financiers de la SCET régionale.

En 1968, Jean Miquel est appelé par Pierre Brousse, maire de Béziers, pour prendre la direction de la SEBLI, Société d'Équipement du Biterrois et de son Littoral, dont la vocation est de réaliser, pour le compte des Collectivités Locales, des équipements qui concourent au développement régional. Le champs d'activités de la SEBLI s'élargit en se diversifiant, lorsque la Mission Racine lui confie la réalisation de la station du Cap d'Agde. L'homme de talent qu'est Jean Miquel va pouvoir donner toute sa mesure au long  de la prodigieuse aventure humaine qui s'engendre.

En 1969, la SEBLI lance le début des travaux à partir du plan masse élaboré́ par Jean Le Couteur, Architecte en chef de la station. Jean Miquel, homme du pays, adhère immédiatement à la conception du plan d'ensemble, qui “tient compte du site, en retrouvant l'échelle humaine des villages méditerranéens, tout en donnant satisfaction aux besoins de notre époque.” L'enthousiasme de Jean Miquel, allié à celui de Pierre Leroy- Beaulieu, va être déterminant pour la station. Les rapports d'amitié et d'estime réciproque qui lient les deux hommes, la volonté qu'ils ont en commun d'œuvrer pour l'essor économique régional, leurs personnalités mêmes vont très vite inspirer la confiance des investisseurs sérieux et des professionnels du tourisme. Passionné par la tâche à accomplir, Jean Miquel assure les montages financier, administratif et technique de l'opération.

Homme de dialogue, il sait s'entourer de collaborateurs fidèles, rassembler et entraîner toutes les énergies dans une même ambition : réussir le Cap. Remarquable esprit de synthèse, Jean Miquel choisit les options justes en matière d'équipements. Parallèlement, en excellent gestionnaire, il se donne les moyens de les réaliser. L'un des premiers exemples en ce domaine est le club de tennis Pierre Barthes, conçu dès 1970, et qui contribuera, comme le prévoyait Jean Miquel, à la notoriété de la station. Suivront bien d'autres réalisations : équipements d'information, de loisirs, sportifs, culturels... tout ce qui existe aujourd'hui et qui fait du Cap, comme aime à le dire le Président Racine, “le fleuron de la mission”.

En 1981, Jean Miquel reçoit, des mains de Pierre Racine, les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur pour l'œuvre accomplie, “exempte de toute critique”.

Au cours du développement de la station, Jean Miquel n'a jamais perdu de vue l'ensemble de la région qu'il souhaite associer pleinement au dynamisme que connaît le Cap. Lui-même est fier de la qualité du vin qu'il produit au Domaine de Barroubio, aidé dans sa tâche de vigneron par Marie-Thérèse et leurs fils, Frédéric et Raymond. Il conçoit et développe, en étroite collaboration et avec l'appui de la Municipalité de Pierre Leroy-Beaulieu, à partir de la station, une politique d'animation résolument tournée vers l'arrière- pays et fait du Cap d'Agde une “véritable vitrine de produits régionaux”.

Travailleur infatigable, il ne cesse de parfaire l'œuvre qu'il a créée et commence à mettre  en place des structures de gestion qui en assureront la pérennité.

Celui que beaucoup considèrent comme le “père du Cap d'Agde”, est mort en mars 1985, foudroyé par un malaise cardiaque. En signe d'hommage, le quai d'honneur de la station porte son nom.

 

 

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